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dimanche 30 mars 2008

Une vraie Parisienne

Résumé
Agnès de Couroye, une aristocrate ravissante, drôle et cultivée, fait visiter Paris à des étrangers fortunés. Bruce Fairfield a vendu des millions de disques. Aux États-Unis, c'est une superstar. Avec elle, il va du château de Fontainebleau au défilé Galliano, de palace en musée... Et il tombe amoureux. Quand Agnès l'accuse de viol, la police, la justice et les avocats s'en mêlent. Soudain se révèle l'indécence d'une époque où les stars se croient tout permis, où l'argent s'étale, où la justice devient un instrument et l'amour un calcul.

Verdict
Un peu mieux que Voici dans le style, mais tel un MacDo où l'on a encore faim en sortant et pourtant les calories s'accrochent; avec « Une Vraie Parisienne », l'ennui est tenace et on reste avide de vraie littérature. Une jolie suite de calembours cependant.

Note 2/5

Pas de traduction en anglais car je doute fortement que le présent ouvrage ait l'honneur d'une traduction.

jeudi 13 mars 2008

Suite française

Bien sûr j’en avais entendu parler, j’avais eu envie de lire ce livre qui venait de recevoir le prix Renaudot… nous étions en 2004… le temps avait passé, d’autres livres m’avaient tendu la main, j’avais oublié le livre, gardant dans un coin de ma tête sans doute l’envie non assouvie.

Je cherchais un polar conseillé par une lectrice de mon blog, bien évidemment il n’y était pas parmi les rayons de la petite bibliothèque de cette ville, alors, ne pouvant quitter les lieux sans un livre sous le bras, je cherchai au hasard, lisant les titres, regardant les couvertures, feuilletant en accrochant les phrases, et tombait sur une étagère rassemblant les divers prix littéraire. Suite Française… pourquoi pas ? Il me semblait en avoir lu du bien…
Je ne m’y plongeais que le lendemain matin pour ne plus le quitter.

Son projet était de raconter les vies de plusieurs personnages traversant la guerre jusqu’à la libération. Le livre se termine en juillet 41, Irène meurt le 17 août 1942 à Auschwitz. Son mari qui aura tout tenté pour la sauver mourra le 6 novembre 1942, gazé dès son arrivée à Auschwitz.

Irène Nemirowsky raconte l’exode de plusieurs personnages quittant Paris en juin 40 alors que les Allemands semblent gagner la guerre. J’ai beaucoup aimé cette façon minutieuse de raconter la vie qui suit malgré tout son cours. Malgré cette guerre qui est là, bien présente, la vie continue, plus rude certes mais emplie de ces petites choses qui font la nature des hommes.

"… Cette existence à base de mortelles angoisses n’est supportable qu’à la condition de vivre au jour le jour, de se dire quand le soir est venu : « encore vingt-quatre heures où il ne s’est rien passé de spécialement mauvais, Dieu merci ! attendons à demain « Tous ceux qui entouraient Jean-Marie pensaient ainsi ou du moins agissaient comme s’ils pensaient ainsi. On s’occupait des bêtes, du foin, du beurre, on ne parlait jamais du lendemain. On prévoyait bien les années futures, on plantait des arbres qui donneraient leurs fruits dans cinq ou six saisons ; on engraissait le cochon qui serait mangé dans deux ans, mais on n’escomptait pas sur l’avenir immédiat…"

J’ai beaucoup aimé ce livre, sans doute aussi parce que j’y ai retrouvé certaines choses très proches de ce que mes parents m’avaient raconté de « leur » guerre et puis par certain côté j'y ai retrouvé cette façon qu'avait Emile Zola de s'approcher au plus près des "petites gens".


dimanche 17 février 2008

Bonne nuit, doux prince

A la recherche d’un livre bien précis que je ne trouve pas, mon regard balaye les tables sur lesquelles sont posées des dizaines de nouveautés poche et folio. J’en ai lu plusieurs, d’autres dont j’ai lu des critiques ou dont je connais l’auteur ne m’attirent absolument pas. Il y a les titres qui ne donnent pas toujours la clef de ce que sera la lecture.
Je feuillette, lis quelques phrases m’éloigne, reviens… Bonne nuit, doux prince est un de ces titres qui éveille chez moi l’envie de lire. Je ne connais pas Pierre Charras, je n’ai rien lu sur lui, pas de critique sur la couverture mais juste ce résumé – Hommage d’un fils à son père disparu d’un enfant à ses parents, le roman de Pierre Charras est bouleversant.

Il est difficile de parler de ce livre sans trop le déflorer. L’amour d’un père pour son fils et d’un fils pour son père, côte à côte et si loin pourtant, de silence. Je me suis assise avec eux sous les arbres et j’ai laissé filer le temps. L’enfance solitaire, la mère amoureuse follement, un père trop humble.

"Je le voyais s’éloigner, la nuque maigre, le crâne chauve, les épaules effondrées. Je n’ai pas bougé. J’aurais dû l’appeler, le serrer dans mes bras, lui dire que j’étais heureux qu’il me fasse cadeau, pour me faciliter la vie de tous les jours, des objets qui lui avaient permis d’être lui. Mais je n’ai pas bougé, je n’ai rien dit. C’est aujourd’hui, tant d’années parès, que je voudrais le rattraper et le prendre contre moi. Comme un cul-de-jatte qui a mal aux jambes, j’ai mal à mon père. C’est ça au fond, notre histoire. Des gestes qui n’ont pas eu lieu. Des mots que j’ai négligé de dire."

J’ai refermé le livre sans larme mais emplie d’une infinie nostalgie.

dimanche 10 février 2008

Puisque rien ne dure

J'avais lu d'elle - Le jugement de Léa - histoire d'une femme qui va être jugée pour avoir tué son enfant. J'avais aimé l'écriture, je découvrais grâce à un blogueur cet auteur, et comme à chaque coup de foudre littéraire, l'envie de continuer dans ma découverte.
Venait de sortir - Puisque rien ne dure - chez Stock, la "der de couv" déjà me laissait entrevoir que j'aimerais ce livre.

"Je meurs voilà ce qu'elle m'écrit Vincent je meurs viens me voir viens me voir une dernière fois que je te voie que je te touche que je t'entende viens me revoir Vincent je meurs. Et au bas de la feuille, en tout petit, presque illisible, son prénom, Geneviève, tracé lui aussi au crayon à papier, comme le reste de la lettre, de la même écriture tremblante, défaillante, si ce n'avait pas été ces mots-là on aurait pu croire à l'écriture d'un enfant, on aurait pu sourire, froisser la feuille, la jeter à la poubelle et l'oublier ; mais non, ce n''est pas un enfant, c'est Geneviève qui meurt."

C'est un livre lent comme je les aime, d'un couple défait qui referme, apaisé, l'histoire de leur vie, de leur malheur.
Il y a les silences, les peurs, la douceur de la mort.
C'est un dialogue d'abord solitaire puis accompagné, d'un homme qui a fuit pour survivre, d'une femme qui a fuit pour se retrouver.
En se retrouvant ainsi à l'aube solitaire, ils achèveront ensemble ce qui les a séparés.

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Hélas je ne sais que baragouiner l'anglais, un vague "globish" qui n'aurait pas sa place ici. Pas de traduction donc !